DEPISTAGE DU CANCER COLO-RECTAL
ET RECHERCHE DE SANG DANS LES SELLES

 

Cancer colo-rectal : 33 000 nouveaux cas par an en France.

Deux catégories de tests :
- les tests immuno-chimiques ( hemolex de Fumouze ou Hem-check de Servibio )
- les tests chimiques ( hémocult II)
Les premiers sont 20 à 50 fois plus sensibles que les seconds, les premiers sont spécifiques de l’hémoglobine humaine ( pas les seconds ) et sont plus spécifiques des lésions colo-rectales ( ne sont sensibles qu’à l’hémoglobine humaine non digérée. )

En matière de dépistage :

on se place dans le cadre d’une sélection d’une population à risque: le test le mieux adapté dans ce cas est l’hémocult : son défaut de sensibilité limite les faux positifs ( ne pas dépasser 3% de faux positifs ) . L’utilisation d’un test immuno-chimique améliore la sensibilité ( diminue les faux négatifs ) mais en incluant aussi de petits saignements physiologiques : cela risque d’induire beaucoup de coloscopies inutiles ( situation non souhaitable économiquement ).


En matière de diagnostic biologique :

( exemple carence martiale Hb 12dg/l fer et ferritine basses chez un homme de 50 ans ) il est préférable de recourir au diagnostic de laboratoire de recherche de sang dans les selles :
- sur 3 selles afin de tenir compte de l’intermittence du saignement et de l’hétérogénéité des selles .
- le laboratoire utilise un test immuno-chimique sensible et spécifique de l’hémoglobine humaine non digérée.

En conclusion inciter les populations à risques à participer à la campagne de dépistage avec le test hémocult II ( test de sélection ) et prescire une recherche de sang dans les selles par une technique sensible ( test de détection ) dans le cadre d’un diagnostic médical