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ANOMALIES
MINEURES DE LHEMOGRAMME.......
PAS SI MINEURES QUE ÇA !
La
bonne vieille NFS est l'analyse la plus prescrite, de ses résultats
il ressort des renseignements plus ou moins signifiants, les choses sont
relativement simples lorsque les anomalies sont marquées et évidentes
mais en revanche elles le sont moins lorsque ces anomalies sont mineures
et peu éloignées de la normale : il convient donc d'éviter
toute perte d'information tant au niveau du laboratoire qu'ensuite
au niveau du clinicien . Trois situations pathologiques fréquentes
en hématologie dépistées dés certains signes
mineurs de la NFS : la déplétion martiale , les syndromes
lymphoprolifératifs et les syndromes myélodysplasiques
( vieillissement de la population) .
LES GLOBULES ROUGES, L'HEMOGLOBINE, LE VGM ET LE TGMHB
L'ANEMIE
:
La définition de l'anémie repose sur le taux d'hémoglobine,
hb< 13 g/dl chez l'homme et hb<12 g/dl chez la femme, on ne doit
pas parler d'anémie en millions d'hématies ( il en est de
même de la définition de la polyglobulie hb > 17 g/dl,
ht > 54% ht chez l'homme et hb > 16 g/dl, ht > 50% chez la femme
) .
Devant une diminution de l'hb : se référer au volume globulaire
moyen VGM (cf.. algorithme hb ) : anémie microcytaire et anémie
non microcytaire. Il est important à ce niveau de récupérer
l'observation du laboratoire sur la morphologie des globules après
examen microscopique du frottis :
Anisocytose , poikylocytose , macrocytose , microcytose , hypochromie
, cellules cibles, schizocytes, dacryocytes, sphérocytes, drépanocytes....
anémie
microcytaire et anémiecrocytaire

L'ANEMIE
MICROCYTAIRE : microcytes hypochromie et cellules cibles ( document morphologie
rouges ) exploration du métabolisme du fer ( document anémies
ferriprives ) : le fer manque ( carence ) ou il est ailleurs ( inflammation
) : doser fer, ferritine et coefficient de transferrine . ( document
hyposidérémie ) : carence martiale: ferritine effondrée
et transferrine augmentée d'où capacité totale de
fixation augmentée et coefficient de saturation effondrée,
anémie inflammatoire : ferritine normale ou élevée
( marqueur positif de l'inflammation) et transferrine diminuée
( marqueur négatif de l'inflammation ) d'où capacité
totale de fixation diminuée et coefficient de saturation bas à
peu diminué
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morphologie rouges
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anémies ferriprives
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LE
TGMHB( document teneur en hb )
En dehors de l'anémie, le TGMHB est un indicateur très
précoce de la déplétion martiale en dehors de
tout contexte d'anémie et en l'absence d'anomalie morphologique
des hématies : faire une ferritine si TGMHB < 27 : la ferritine
marqueur très sensible du stock de fer ( document ferritine
stock du fer ) et ( document ferritine et pathologie )
teneur
en hb

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ferritine
stock du fer
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ferritine
et pathologie
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L'ANEMIE
NON MICROCYTAIRE : schizocytes des hémolyses, dacryocytes de
la fibrose médullaire , macrocytes des anémies macrocytaires
( cf.. document morphologie rouges)
( revenir à document algorithme hb ) : se référer
aux réticulocytes maintenant numérés avec
la même précision que la numération erythrocytaire
( comptage laser)
l'anémie régénérative : > 150 000 réticulocytes
/mm3 ( cf.. document ) étiologie périphérique
: explorer en priorité les anémies hémolytiques :
haptoglobine ( sensible +++) bilirubine, coombs direct , LDH , recherche
schizocytes .

l'anémie
arégénérative < 100 000 réticulocytes /
mm3 : souvent macrocytose , le myélogramme est à la
base du diagnostic : ne pas méconnaître un syndrome myélodyplasique
( SMD ) débutant devant une anémie modérée
macrocytaire avec thrombopénie modérée et éventuellement
leucopénie.

LA
LEUCOPENIE : aspects quantitatif et qualitatif
En dessous de 4000 G B par mm3 le laboratoire se doit d'effectuer une
observation microscopique complète de la morphologie des granulocytes,
leuco-neutropénie avec une anomalie de pelger et une dégranulation
des polynucléaires ( cf.. documents ) doit faire rechercher un SMD
conduisant à une ponction sternale si anémie et/ou thrombopénie
même modérées.
La mention explicite "leucopénie contrôlée avec
anomalies de pelger " est un signal d'alarme pour le clinicien à
interpréter selon le contexte clinique et thérapeutique
du patient.
LES
LYMPHOCYTOSES FRONTIERES
Il s'agit de situation ou le nombre absolu de lymphocytes n'est
que légèrement augmenté ( entre 4000 et 6000 /mm3
: cette lymphocytose peut être simplement réactionnelle mais
peut être l'expression d'une affection lymphoproliférative
débutante : dans tous les cas le laboratoire doit analyser
la morphologie des lymphocytes : l'aspect polymorphe avec présence
de cellules hyperbasophiles ( document ) et l'augmentation de pourcentage
de lymphocytes à grains sont en faveur d'un aspect réactionnel
, le monomorphisme est en faveur d'une LLC ( document ), la présence
de pseudo nucléole ( prolymphocytes cf. document) est à
noter; ces dernières situations sont à évaluer si
nécessaire par un immunophénotypage par cytofluorimétrie.
Une lymphocytose sans signes cliniques alarmants sans anémie +
thrombopénie est à contrôler dans 3 mois.
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cellules
hyperbasophiles
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LLC
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prolymphocytes
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LES
LYMPHOCYTES ANORMAUX
Qu'il y ait lymphocytose ou pas devant une simple formule inversée
le laboratoire doit rechercher les anomalies qualitatives suivantes :
- les lymphocytes à noyaux irréguliers ( incisure nucléaire
, noyau cabossé....) ces lymphocytes atypiques peuvent faire suspecter
une dissémination sanguine d'un lymphome ( document)
- irrégularité du contour cytoplasmique : il faut évoquer
un lymphome splénique à lymphocytes villeux ( document )
ou une leucémie à tricholeucocytes ( document )
Ces anomalies, pour être homologuées, imposent souvent de
reprelever le patient pour constituer des frottis fins avec du sang capillaire
prélevé à la pulpe du doigt.
Exemple récent, mi août, un homme de 48 ans fatigue +++ fébrile
par intermittence , sueurs nocturnes sans rate ni ganglions, 12,8 hb 5070
GB 121 000 plaquettes , formule :PNN 25% PNE 2% lymphocytes 60% monocytes
1% lymphocytes atypiques 12 % , ces lymphocytes sont des tricholeucocytes.
Cinq points d'appel sur cette NFS : anémie, neutropénie,
thrombopénie, monocytopénie, formule inversée : l'anomalie
morphologique des lymphocytes ne peut être homologuée que
par un examen attentif des frottis sanguins.
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lymphome
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splénique
à lymphocytes villeux
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leucémie à tricholeucocytes
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MONOCYTES
Les monocytopénies < 200 /mm3 surtout si associée à
une neutropénie doivent faire rechercher une tricholeucocytose
.
En dehors des monocytoses accompagnant un état infectieux les monocytoses
> 1000/mm3 représentent un signal d'alarme au laboratoire et
doivent être dûment vérifiée au microscope,
si association avec des anomalies erythocytaires ( dyseryethropoieise)
, une anémie discrète ( macrocytaire ) et éventuellement
des neutrophiles dégranulés et un début de thrombopénie
:
rechercher un SMD
Si les monocytes sont accompagnées d'une myélémie
: penser à une LA à composante monocytaire M4 ou M5.
LES
THROMBOPENIES : chez l'adulte âgé cela peut être
le premier et unique signe d'un SMD .Attention aux fausses thrombopénies
: avant d'homologuer la thrombopénie, celle ci doit être
vérifiée au niveau du laboratoire par une recherche d'agrégats
plaquettaires sur lame: un prélèvement difficile entraîne
une stimulation des plaquettes et la présence d'agrégats,
l'EDTA anticoagulant habituellement utilisé peut ne pas convenir
pour certains patients.
Toute thrombopénie < 150 000 plaquettes sans justification clinique
ou thérapeutique ( virose, héparine...) doit être
contrôlée sur un second prélèvement avec clairement
mentionné sur l'ordonnance : contrôle d'une thrombopénie
par numération sur EDTA, citrate et sang capillaire ( unopette
au bout du doigt )
En conclusion, le laboratoire ne connaissant par le contexte clinique
et thérapeutique, mentionne les anomalies observées par
différents commentaires, si ces anomalies ne s'expliquent pas par
la situation clinique il ne faut pas hésiter à nous appeler
au téléphone afin d'en discuter.
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